My B.Log.... Blog logistique

Espace dédié aux histoires,  anecdoctes et autres situations....

Comiques, sérieuses, tragiques.... ce que j'ai pu trouver dans la vie d'un entrepot, ou autre part...

Coûte que coûte !

Nous sommes un Mercredi au mois de Novembre… Je me lève comme d’habitude vers 7h, sachant qu’une grosse journée m’attends (comme d’habitude aussi, d’ailleurs…).

Noël approche, et un de mes clients a une mise en place importante de PC portables, prés de 12000, qu’il faut réceptionner, trier, stocker et expédier en quelques jours….

Ils devraient arriver dans la matinée, donc pas de soucis majeurs…

 

Sauf que… La brume a décidé de s’installer dans le bassin parisien, y compris à Vatry, aéroport prévu.

Impossible d’atterrir, détournement vers la Belgique… Aie, ce n’est pas bon ca…. Les équipes, organisées par le service Fret aérien de l’entreprise, prévues au déchargement de ce charter, ne pourront pas y aller. Ca commence mal. Néanmoins, l’encadrement se déplace.

Arriver du charter fin d’après midi, les trois camions grande contenance se sont déplacés mais le planning commence à salement riper….  

Ils trouveront du personnel sur place, mais seront obligés de dépalettiser et de tout mélanger… Références, clients finaux, flux tendus/flux stockés, etc..

Pendant ce temps la, je lâche mes équipes qui n’ont rien d’autre à faire qu’à renter chez elles.

L’arrivée de ces marchandise est prévue vers minuit, je peux encore décharger avec mes équipes de nuit donc je reste…

Arrivée réelle vers trois heures… Allez au boulot ! L’objectif est clair, tout doit partir.

Effectivement c’est le bazar. On décharge rapidement et, chance, on va pouvoir disposer d’une cellule libre au sol de 7000 m². Et bien ca sera tout juste. Il y en a partout ! 11953 portables, valeur plus d’un million d’euros…. Ha oui quand même. Le site a beau être sécurisé, je vais quand même rester…   Je vais piloter le tri et les départs jusqu'au vendredi suivant 15h. Soit 56 heures debout.

J’avoue, j’ai les yeux qui piquent… Je n’ai fait qu’une micro sieste de 15 minutes et ai bu 300 litres de café.

Néanmoins toutes les équipes, nuit, matin, jour, après midi,  se sont succédées et ont assuré sans compter non plus. Dans la bonne humeur de surcroit !

 

Vous pouvez réaliser, réussir ce que vous voulez. Quand vous avez la volonté, la foi, la motivation. D’où l’intérêt d’avoir des équipes soudés et prêtes à en découdre. C’est le travail du management en amont, transmettre l’énergie et/ou la canaliser.

Une fois les objectifs clairement définis, les résultats seront toujours la.      

 

Jean Philippe

Il faut que ca brûle à tout prix...

Dans cette société, il était d'usage, à l'époque, de réunir les cartons vides et mis à plat, dans de grandes cages en acier. Ils étaient convoyés à l'extérieur, vers la zone d'incinération.

Zone qui n'en avait que le nom, car tout simplement à l'écart de l'entrepôt. Une personne était chargée, à l'aide d'une fourche, de transférer les cartons vers une autre cage dans laquelle se trouvait le brasier.

Un jour, cette personne est rentrée dans mon bureau. Seul Hic, elle était en feu, ou quasiment. En tout cas, elle fumait de partout, les bottes en caoutchouc fondues, et quelques flammèches sur son 'bleu'

- Chef, j'ai cassé ma fourche, j'en veux une autre. Ce n’est pas facile de rentrer dans le feu toute la journée, pour poser les cartons....

 

La vérification des équipements est systématique, périodique. On se doit d'anticiper parfois de drôles d'initiatives...  

Gestion de conflit, il faut bien commencer un jour...

Ma première expérience de gestion de conflit....

 je suis encore jeune, 26/27 ans. Je dirige un petit atelier de montage de transpalettes électriques, une dizaine de personnes  Un peu avant midi, j'entends des tons de voix un peu trop hauts, et je vois un de mes gars passer devant mon bureau, plutôt furax. Il est grand, dégingandé et marche vite, j'emboite son pas pour le rattraper.

- que se passe-t-il ?

- je rentre chez moi

- un problème ?

- non

- si

- j'vais lui péter les genoux

- à qui ?

- Bruno

- et pourquoi ?

- il me jette de boulons en rigolant avec les autres

- ha oui ce n’est pas sympa...

- j'vais lui péter les genoux, je rentre chez moi, prends mon flingue et je vise les genoux

(il est un peu à cran, les yeux rouges, under limite…)

- ha non non

- si

Bref, j'ai réussi à l'amener dans mon bureau et il m' a fallut deux heures  pour le convaincre que c'était franchement une bêtise... Finallement, il a commencé à se calmer et prendre en considération mes arguments... ça tombait bien, car je commençai à être à court...

 La confrontation sera, somme toute, très tendue... mais l'orage était passé... 

 

 

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